{Ha ha ha. Situation précaire. Imbécilité, comme on dit, se jeter dans la gueule du loup. 22 ans. Orgueuilleux. Beau, à son avantage. Effrayant, parfois. Pourquoi? Néant, inutile, il ne savait, ne comprenait. Mystère. Ça plânait, comme sur toute son existence. Sa sale existence de con. De drogué, d’alcoolique. D’obsédé. D’une quête de mieux, alors qu’il n’y a rien, de s’illusionner, alors que la vie n’est rien. C’est pourtant le matin. Trop étrange. Un matin bien comme les autres, le soleil est luisant dans le ciel. Un matin qui promet une routine, ou pas. Quelque chose de nouveau, et encore du vieux. Un corps féminin, la tête dans les vapes. Une odeur... qui vous suit comme la mort. Qui est, selon tout, source de mort à petit feu. Ninsei Ukyo, si c’était vraiment ça, même le matin. Souvent, même s’il se dit totalement indépendant. Comme tous les autres. Un véritable... Bon à rien. Pourtant... Il voudrait, être mieux. Mais il croit que c’est impossible, complètement. Le vice... sera toujours le vice.
Il cracha sur l’asphalte sale, couverte des résidut de milliers de passants. Laissa tomber sa clope. Une vraie, une simple. Et laissa échapper la dernière bouffée avec sensualité. Ce n’était même plus exitant. C’était juste... nécéssaire. Il entra dans un café, et s’acheta, un, wouah originalité, café, ainsi qu’un muffin, puis ressortit, afin de déambuler dans les rues. Qu’est-ce qu’on fait, quand notre vie n’est plus rien? Il n’y plus de passion, plus aucune raison de s’intéresser à la vie. Il mangea sont repas frugal, puis se dégoûta. Sincèrement. Il mangeait toujours mal. Pourtant, son corps était tout ce qu’il avait... Quelle idée de l’abîmer. Se glissant dans un petit restaurant paumé, il entra dans les toilettes, et s’enfonça un doigt dans la gorge. Plus rien, finit le petit déjeuner. Il tira la chasse, et ressortit prendre de l’air... La ville était bizarre, étrange. Il gloussa doucement, puis secoua la tête.. Un vrai cauchemar. Rien. Pas de présent, pas de passé. Surtout pas d’avenir, rien. Autant trouver quelque chose pour s’occuper, plutôt que de tenter de vivre, quand il n’y a rien. Rien, dans notre vie, qui soit digne... d’être... euh... vécu. Il regarda son jeans troué, déchiré. Il regrettait de n’avoir pas trouvé mieux. Il regarda son chandail, noir... Pas très classe... Il regrettait cet air débraillé qu’il n’avait pas toujours eut. Se regardant dans un reflet, il soupira. Ses yeux étaient éteints, avaient perdus toute leur saveur. Lui restait toujours sa chevelure... et un très peu de dignité. Sinon, il y avait... ça. Au moins, ça avait un intérêt. Il y avait des gens aussi. Une vie sociale, pour une fois dans sa vie, pourrait être plaisant. Autre chose que... Rien. Pas des amis, au moins des connaissances. Il ne demandait pas l’impossible.
Il entra, sans réaliser ce que ses pieds faisaient, dans la bibliothèque. Un recueil aux merveilles. Il n’y avait personne, a part l’employé qui classait des livres dans une rangée. Il se dirigea vers le fond, ses pieds presques silencieux sur le plancher, les mains dans les poches, insouciants. Il toussa, et secoua la tête. Il regarda les livres d’un oeil mal assuré... Presque seulement de l’anglais. Il que c’était plutôt difficile à parler, alors le lire... Il y arrivait, mais c’était plus long, beaucoup, et tellement étrange. Le sens inverses, ces lettres, toujours pareilles. Seulement vingt-six formes, qui se répètent, disgracieuses, sans élégance... Disgracieux, sans élégance, était-ce ce qu’il devenait. Il vint pour poser sa main sur un livre quand...
}[Je te laisse imaginer la suite??]